A/HRC/43/51/Add.3 38. Concernant la communication CMR 4/2019, le Rapporteur spécial renouvelle ses plus vives préoccupations quant à l’allégation de disparition forcée de M. Franklin Mowha, membre du Réseau des défenseurs des droits de l’Homme en Afrique Centrale (REDHAC), et également Président de Frontline Fighters for Citizens Interests (FFCI), une association de défense des droits de l’Homme opérant dans la région Nord-Ouest du Cameroun. M. Mowha a disparu le 6 août 2018 lors d’une mission de documentation à Kumba, dans le SudOuest du pays. Le Rapporteur spécial reste également préoccupé quant à la crise politique, particulièrement dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Il exprime son inquiétude quant aux risques que peuvent encourir les défenseurs des droits de l’homme dans un tel contexte socio-politique. Democratic Republic of the Congo 39. JAL 12/04/2019 Case no: COD 1/2019 State reply: none to date Allégations concernant des menaces de mort et des tentatives d'enlèvement contre un défenseur de droits humains, ainsi que des allégations d’actes de représailles possibles pour sa coopération avec la Banque mondiale et avec son Panel d'inspection sur les droits humains, en lien avec son travail pour documenter et dénoncer les violations des droits de l’homme liées à un projet financé par l’organisation. 40. JUA 16/04/2019 Case no: COD 2/2019 State reply: none to date Allégations concernant des allégations de détention arbitraire, des agressions physiques, des actes de torture ainsi que des menaces de mort à l’encontre des défenseurs de droits de l’homme M. Bushambale Mazigamwa et M. Fikiri Kivira, commis, de manière alléguée, par le groupe armé Masanya en collaboration avec les FNL burundais. 41. JOL 19/06/2019 Case no: COD 4/2018 State reply: none to date Allégations concernant la Proposition de Loi Relative à la Protection et à la responsabilité du Défenseur des Droits Humains. 42. JUA 18/07/2019 Case no: COD 4/2019 State reply: none to date Allégations concernant des allégations de menaces de mort à l’encontre du défenseur des droits de l’homme M. Jean-Claude Katende. 43. Le Rapporteur spécial regrette qu’aucune réponse n’ait été reçue aux communications envoyées pendant la période couverte par le présent rapport. Il demande au Gouvernement de coopérer pleinement avec son mandat et de répondre aux communications envoyées, élément majeur de la coopération avec les Etats. 44. Concernant la communication COD 1/2019, la Rapporteur spécial renouvelle sa préoccupation quant aux allégations de menaces et actes d’harcèlement contre un défenseur des droits de l’homme et sa famille, qui semblent être directement liées à son travail de documentation et de dénonciation de violations des droits de l’homme liées au projet ProRoutes. Sa préoccupation dans cette affaire est d'autant plus vive parce que les menaces, les tentatives d'enlèvement et les agressions physiques contre le défenseur sembleraient être liées au fait qu'il a signalé des violations des droits de l'homme à la Banque mondiale et à son Panel d'inspection. Il semblerait que ces violations constituent des actes d’intimidation et des représailles pour sa coopération avec cette institution. 45. Le Rapporteur spécial renouvelle sa préoccupation à l’égard des allégations d’enlèvement, d’agressions physiques, d’actes de torture ainsi que des menaces de mort à l’encontre des défenseurs de droits de l’homme M. Bushambale Mazigamwa et M. Fikiri Kivira, qui travaillent pour l'organisation La Voix des Femmes. Le Rapporteur Spécial déplore également les nouvelles menaces à l’encontre de M. Jean-Claude Katende. Ces menaces semblent être clairement liées à son travail légitime et pacifique en faveur des droits de l’homme en République Démocratique du Congo. 46. Concernant les allégations relatives à la Proposition de Loi Relative à la Protection et à la responsabilité́ du Défenseur des Droits Humains (COD 4/2018) le Rapporteur spécial 11

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