A/HRC/12/8 page 13 s’attaquer efficacement au problème. Il a recommandé que la Nouvelle-Zélande envisage des mesures supplémentaires pour saisir pleinement les causes de l’inégalité que subissaient les peuples autochtones et prenne des mesures pour en réduire les effets au minimum, et qu’elle cherche à déterminer de manière plus précise l’incidence de la violence familiale, ce qui permettrait de disposer d’un outil permettant de mieux mesurer le succès de l’action des organes et des programmes de prévention et de répression de cette violence. Il a rejoint le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale pour recommander que la Nouvelle-Zélande étudie les moyens de garder trace des plaintes, des poursuites et des condamnations pour des infractions à motivation raciste, et qu’elle détermine comment ces problèmes étaient traités dans le cadre de son système de justice pénale. 50. L’Australie a salué la ratification par la Nouvelle-Zélande de la Convention relative aux droits des personnes handicapées, et a chaudement accueilli le fait que l’État envisage de soutenir la Déclaration sur les droits des peuples autochtones. Elle a encouragé la Nouvelle-Zélande à poursuivre ses politiques visant à réduire la pauvreté, ouvrir plus largement l’accès aux soins de santé primaire et améliorer la situation économique et sociale des Maoris et des peuples du Pacifique. Elle a demandé davantage d’informations sur les efforts visant à réduire les taux de violence familiale et à améliorer les résultats des soins de santé infantile. 51. La Suède a pris note des préoccupations exprimées par le Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes au sujet de la prévalence de violence visant les femmes, en particulier les femmes maories, les peuples du Pacifique et d’autres groupes minoritaires, et de la faiblesse des taux de poursuite et de condamnation des auteurs de tels délits. Elle a recommandé de redoubler d’efforts dans la lutte contre toutes les formes de violence contre les femmes. La Suède s’est félicitée des informations fournies par l’État sur l’égalité et la non-discrimination des Maoris et a pris note des mesures visant à résoudre ces problèmes, mais elle s’est inquiétée de la surreprésentation des Maoris et des peuples du Pacifique dans les prisons et dans le système de justice pénale dans son ensemble. Elle a recommandé de poursuivre les efforts pour faire en sorte que les membres des groupes minoritaires ne fassent pas l’objet de discrimination dans le système de justice pénale. 52. La Nouvelle-Zélande a indiqué qu’elle travaillait à lever les obstacles à l’éducation et à offrir des choix plus ouverts aux parents et aux élèves, y compris en investissant dans l’éducation spécialisée, en développant les écoles populaires, et en rendant les écoles indépendantes plus accessibles financièrement. 53. La traite de personnes était un délit pénal grave en Nouvelle-Zélande. Toutes les allégations de traite faisaient l’objet d’une enquête approfondie. La Nouvelle-Zélande était à la pointe de la lutte menée contre la traite dans la région. Les autorités élaboraient un programme interministériel de lutte contre la traite de personnes pour renforcer encore les efforts déjà en cours à cet égard. 54. Depuis 2006, la loi de 1961 sur les crimes et délits comprend une disposition réprimant l’exploitation sexuelle des mineurs de 18 ans et le travail forcé quel que soit l’âge de la victime. Était également passible de poursuites quiconque, citoyen ou résident permanent de la Nouvelle-Zélande, organisait la fourniture dans un autre pays de services sexuels vénaux par un mineur de 18 ans, en tirait un revenu, ou payait pour les recevoir. Les lois de

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