A/HRC/45/32 134. De signer et mettre en œuvre le mémorandum d’entente avec l’Union africaine et permettre le déploiement complet des 100 observateurs des droits de l’homme et des 100 experts militaires, décidé en 2016 ; 135. De coopérer avec les mécanismes des droits de l’homme des Nations Unies en accueillant à nouveau des missions des procédures spéciales et en mettant en œuvre les recommandations récentes des organes de traité ; 136. De s’engager activement dans la voie d’une résolution durable de la crise politique, notamment dans le cadre d’initiatives de dialogue engagées au niveau international. 2. Aux partis politiques et groupes armés d’opposition 137. De mettre immédiatement un terme aux atteintes aux droits de l’homme et aux actes de violence commis par leurs membres ; 138. De s’abstenir de tout discours appelant à la violence et s’engager dans la recherche d’une solution durable à la crise politique au Burundi. 3. Au Conseil des droits de l’homme 139. De prolonger le mandat de la Commission pour une durée d’un an aux fins d’approfondir et de poursuivre ses enquêtes en raison de la persistance des violations graves des droits de l’homme et des atteintes à ceux-ci et en l’absence d’autres mécanismes spécifiques en mesure de mener des enquêtes indépendantes et approfondies sur la situation des droits de l’homme au Burundi ; 140. De demander au Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme de faire un rapport sur l’évolution de sa coopération avec le Gouvernement du Burundi aux prochaines sessions du Conseil. 4. À la Cour pénale internationale 141. D’ouvrir dans les plus brefs délais une enquête sur les crimes commis au Burundi au vu des conclusions contenues dans le présent rapport et d’autres informations à sa disposition. 5. Au Conseil de sécurité des Nations Unies 142. De prendre dûment compte des présentes conclusions de la Commission et de la persistance de violations graves des droits de l’homme dans toute discussion sur le Burundi et, dans ce contexte, de veiller à la mise en œuvre effective de la résolution 2303 (2016) ; 143. De saisir la CPI de tout crime de droit international qui serait commis au Burundi après le 27 octobre 2017 ; 144. De prendre des sanctions individuelles contre les principaux auteurs présumés de violations graves des droits de l’homme et de crimes de droit international au Burundi. 6. Au Secrétaire général des Nations Unies 145. De veiller à ce que le respect des droits de l’homme et la restauration de l’État de droit soient parmi les priorités de son Envoyé spécial sur le Burundi ; 146. De veiller à ce qu’aucun auteur présumé de violations des droits de l’homme ou de crimes de droit international au Burundi ne soit recruté dans des missions de maintien de la paix des Nations Unies. 7. Aux États Membres des Nations Unies 147. D’accorder prima farcie le statut de réfugié aux demandeurs d’asile burundais et de veiller au respect strict du principe de non-refoulement, ainsi qu’à la protection des réfugiés ; 148. De poursuivre, au titre de la compétence universelle, les auteurs présumés de crimes de droit international commis au Burundi se trouvant sur leur territoire ; GE.20-10689 41

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