A/HRC/12/16
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56.
S’agissant de l’homosexualité, le Gouvernement a mentionné qu’elle restait un sujet tabou,
les Comores étant un pays à 100 % musulman. Néanmoins, l’homosexualité n’était pas
condamnée par la justice, sauf dans les cas de plainte pour viol, spécialement lorsqu’il s’agissait
d’enfants.
57.
Le Gouvernement a rappelé que l’islam était la religion de l’État comorien, tout en
précisant qu’il y avait deux églises catholiques dans le pays et que l’existence d’autres religions
était permise. Il a indiqué néanmoins qu’il n’était pas évident d’accepter qu’une Église essaie de
convertir les gens à une autre religion, ce qui était le cas des Témoins de J��hovah. Cette Église
avait reçu des avertissements, mais en aucun cas des sanctions juridiques ou d’un autre ordre.
58.
Concernant les risques environnementaux, il a été rappelé que les Comores restaient un
pays vulnérable vis-à-vis du réchauffement climatique, des cyclones et des éruptions
volcaniques. Le Gouvernement a remercié la France et l’ONU de leur collaboration dans ce
domaine et a invité les autres États à leur prêter assistance.
59.
Au sujet des violences conjugales, il a été réitéré que les Comores se servaient
principalement de la sensibilisation pour lutter contre ce type de violence car il était rare que les
femmes dénoncent les maltraitances commises par leur mari.
60.
Concernant l’exploitation des enfants, le Gouvernement a précisé qu’il conviendrait de
nuancer cette notion car il était très courant que les enfants travaillent avec leurs parents dans les
régions reculées des Comores. Le Gouvernement s’efforçait de sensibiliser les familles afin
qu’elles scolarisent leurs enfants au lieu de les faire travailler.
61.
Le Gouvernement a confirmé que la corruption demeurait un point très sensible.
Pour y remédier, le Gouvernement avait considéré la possibilité d’engager des magistrats
internationaux, ce qui reflétait la volonté des Comores d’éradiquer le problème.
62.
Concernant la répartition des budgets et compétences des organismes administratifs, il a
été assuré que le référendum du 17 mai visait à résoudre le problème des disparités entre les îles
et l’Union et, plus particulièrement, le problème du partage des compétences. Avec cette révision
de la Constitution, les Comores voulaient notamment retrouver un système étatique traditionnel.
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