A/HRC/12/8
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néo-zélandaise des droits de l’homme au sujet de l’adoption d’un programme pour combattre
la pauvreté et réaliser pleinement le droit à l’éducation pour tous.
45. Les États-Unis d’Amérique, tout en se félicitant que la Nouvelle-Zélande reconnaisse
la traite internationale des personnes et qu’elle se soit dotée de bons programmes pour
la combattre, ont relevé que les lois distinctes qui réprimaient les faits de traite internationale
et interne pourraient ne pas prévoir des peines de même rigueur. Ils ont donc recommandé que
la Nouvelle-Zélande adopte une définition plus complète de la traite des personnes.
46. L’Autriche, tout en reconnaissant que la situation des Maoris s’était sensiblement
améliorée, a rappelé que le Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme et
des libertés fondamentales des peuples autochtones avait mis l’accent sur les disparités restantes
entre Maoris et non-Maoris. Elle a recommandé que la Nouvelle-Zélande souscrive à
la Déclaration des droits des peuples autochtones. Évoquant les préoccupations exprimées par
le Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes au sujet de la prévalence
persistante de la violence à l’égard des femmes, en particulier des femmes maories, du Pacifique
et des groupes minoritaires, l’Autriche s’est enquise des mesures prévues pour relever le taux,
très bas, de condamnations prononcées à cet égard. S’agissant des inquiétudes exprimées par
ce même Comité devant le fait qu’aucun cas de traite de femmes n’avait donné lieu à
des poursuites, et au sujet de l’exploitation de femmes et de filles migrantes pour prostitution,
l’Autriche a demandé comment le plan d’action provoquerait une prise de conscience dans
le public et sensibiliserait les forces de police à ces problèmes.
47. Le Brésil s’est réjoui de la dépénalisation de l’homosexualité en 1986. Il s’est enquis
du référendum sur les punitions corporelles aux enfants, qui devait être tenu cette année. Il a
recommandé que la Nouvelle-Zélande ratifie le Protocole facultatif au Pacte international relatif
aux droits économiques, sociaux et culturels et les conventions de l’OIT; renforce les droits des
femmes sur le marché du travail, indépendamment de leur âge ou de leur appartenance ethnique;
intègre la lutte contre la xénophobie et le racisme dans les programmes d’enseignement; et
réalise progressivement les objectifs relatifs aux droits de l’homme fixés dans la résolution 9/12
du Conseil des droits de l’homme.
48. Le Pakistan a souligné que la Nouvelle-Zélande avait une longue histoire de respect de
la démocratie et des droits de l’homme, et a relevé que l’État reconnaissait qu’étaient commis,
de manière répétée, des actes de racisme et de discrimination raciale. Selon le Pakistan,
la participation de la Nouvelle-Zélande à la Conférence d’examen de Durban aurait été dans
la ligne de son engagement d’éradiquer les fléaux du racisme, de la discrimination raciale, de
la xénophobie et de l’intolérance connexe. Le Pakistan a recommandé que la Nouvelle-Zélande:
a) tenant compte des inquiétudes exprimées par plusieurs organes conventionnels, agisse pour
assurer la protection constitutionnelle des lois et des normes, nationales et internationales,
relatives aux droits de l’homme; b) envisage sérieusement de donner suite aux observations
et aux recommandations des différents organes conventionnels; et c) appuie et applique
la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.
49. Le Royaume-Uni a encouragé la Nouvelle-Zélande à examiner plus avant comment faire
progresser les attitudes de la société et des médias vis-à-vis de la lutte contre le racisme. Il a pris
acte des mesures visant à lutter contre la violence familiale, mais aussi de rapports selon lesquels
les informations sur l’incidence de la violence familiale étaient insuffisantes pour que l’on puisse
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