A/HRC/12/8 page 5 déclaration comme incompatibles avec les dispositions juridiques et constitutionnelles de la Nouvelle-Zélande. Le Premier Ministre néo-zélandais avait indiqué qu’il aimerait voir la Nouvelle-Zélande modifier sa position et soutenir cette déclaration, à condition que la Nouvelle-Zélande puisse sauvegarder le cadre unique et avancé qui avait été élaboré pour résoudre certaines questions liées aux droits des autochtones. Ce cadre avait été élaboré dans le contexte des dispositions juridiques et processus démocratiques propres à la Nouvelle-Zélande. 16. La Nouvelle-Zélande a rappelé le travail astreignant qu’elle avait accompli pour veiller sur ses citoyens les plus vulnérables, en particulier ceux qui ne pouvaient trouver de travail, étaient malades ou ne pouvaient travailler. Elle a aussi évoqué l’aide apportée par le biais de la fiscalité aux familles ayant des enfants. 17. Elle a aussi rappelé que les droits de l’homme occupaient une position centrale dans ses programmes internationaux d’aide et de développement. 18. La Nouvelle-Zélande demeurait résolue à respecter toutes ses obligations en matière de droits de l’homme malgré la crise économique mondiale. Un plan économique sur trois ans était en cours d’exécution. Faisant suite au sommet sur l’emploi organisé par le Premier Ministre début 2009, le plan «Emploi et croissance» du Gouvernement visait à venir en aide aux personnes touchées par la récession économique. 19. La Nouvelle-Zélande a rappelé que, ces dernières années, des femmes avaient occupé des postes constitutionnels de premier plan, et que le pays avait été le premier à donner aux femmes le droit de vote. Les femmes étaient bien représentées dans l’enseignement supérieur et les professions libérales. Grâce à un système juridique et politique avancé, l’égalité des droits des femmes était assurée dans tous les domaines de la vie. Néanmoins, il était encore nécessaire d’œuvrer pour accroître le nombre des femmes occupant des postes de haut niveau et des fonctions de direction dans les secteurs public et privé. 20. Tout en mettant l’accent sur l’importance des enfants pour le pays, la délégation a mentionné que nombre d’enfants étaient encore privés de perspectives ou victimes de sévices ou de négligence. Le projet de loi récemment adopté portant amendement de la loi sur le prononcé des peines (infractions contre les enfants) les adultes reconnus coupables de sévices ou de négligence envers un enfant seront passibles de peines plus sévères. On s’efforce d’harmoniser les peines punissant les infractions commises sur des enfants et celles punissant les infractions visant des adultes. 21. La Nouvelle-Zélande souhaitait que tous les jeunes soient insérés dans le système d’éducation ou de formation professionnelle, tandis que ceux qui étaient âgés de plus de 16 ans pouvaient également choisir de travailler. La Garantie pour la jeunesse du Gouvernement cherchait à résoudre le problème du grand nombre de jeunes néo-zélandais qui quittaient l’école sans aucune qualification. 22. Une réunion nationale récente, organisée par les Ministres de la justice et des affaires maories sur le thème des «facteurs criminogènes», avait porté sur les moyens de prévention de la criminalité en Nouvelle-Zélande. La réunion avait noté que les personnes défavorisées étaient plus susceptibles de devenir victimes, voire victimes à répétition, de la criminalité.

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