A/HRC/12/8 page 4 continue au Parlement de Nouvelle-Zélande. Sept sièges leur y étaient spécifiquement assignés, et l’on comptait actuellement 20 parlementaires s’identifiant comme des Maoris. 8. La Nouvelle-Zélande avait adopté pour les élections nationales un système de «représentation proportionnelle mixte», qui avait eu pour effet une représentation parlementaire plus diversifiée et plus représentative, notamment avec davantage de femmes parlementaires, d’identités ethniques représentées, et une composition rajeunie. 9. La Nouvelle-Zélande était partie à presque tous les principaux instruments internationaux en matière de droits de l’homme, et était un fervent défenseur des initiatives humanitaires, comme l’avait démontré, par exemple, le rôle de premier plan qu’elle avait récemment joué dans la négociation de la Convention sur les armes à sous-munitions. 10. La délégation a ajouté que les droits civils et politiques étaient principalement protégés par la Charte des droits et par la loi sur les droits de l’homme, tandis que les droits économiques, sociaux et culturels étaient protégés et promus par la législation et par les politiques menées par le Gouvernement. 11. La Nouvelle-Zélande a mis l’accent sur son engagement auprès de la Commission néo-zélandaise des droits de l’homme et de diverses organisations non gouvernementales, comme l’avait illustré le processus ouvert et consultatif mis en place pour l’EPU. 12. La Nouvelle-Zélande a rappelé les défis qu’il lui restait à relever. Si les Maoris occupaient une place unique dans la société, des améliorations restaient nécessaires. Le Gouvernement était déterminé à faire avancer le processus de règlement du Traité de Waitangi. Son objectif était de réaliser le règlement juste et durable des réclamations historiques au titre du Traité d’ici à 2014. 13. La loi de 2004 sur l’estran et les fonds marins avait suscité un débat fourni en Nouvelle-Zélande. Le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale et le Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme et des libertés fondamentales des peuples autochtones avaient exprimé la crainte que cette loi limite les droits coutumiers des Maoris. Le nouveau Gouvernement avait conclu un accord officiel avec le Parti maori, qui prévoyait que les deux codirigeants de ce Parti détiendraient des postes ministériels au sein de l’exécutif, et que le Parti maori serait consulté sur l’ensemble du programme législatif du Gouvernement. Par ailleurs un groupe ministériel d’experts indépendants avait été établi pour examiner la loi de 2004 sur l’estran et les fonds marins, et devait en rendre compte par écrit à l’Attorney général fin juin 2009. 14. Malgré les améliorations socioéconomiques récentes, des disparités persistaient aux dépens des Maoris dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de l’emploi, des statistiques pénales et du revenu. Le Gouvernement cherchait à remédier à ces inégalités par des initiatives comme le sommet économique maori de 2009, les plans d’action maoris pour la santé et les directives récemment formulées relatives aux programmes d’enseignement maoris. La langue maorie était une langue officielle de la Nouvelle-Zélande, avec l’anglais et la langue des signes néo-zélandaise. 15. En 2007, le Gouvernement précédent n’avait pas soutenu la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones parce qu’il jugeait certaines des dispositions de cette

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