A/HRC/12/17
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71. L’Afrique du Sud restait préoccupée par la situation générale de la minorité rom et des
enfants roms, préoccupation qui avait déjà été exprimée par le Comité des droits de l’homme, le
Comité pour l’élimination de la discrimination raciale et le Comité des droits de l’enfant. Elle a
demandé des précisions sur les mesures que le Gouvernement avait prises pour revoir ses textes
législatifs qui n’incorporaient pas le principe de l’égalité de droit consacré dans la Convention
sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes. Elle a également
demandé des précisions sur les bonnes pratiques en matière de droits de l’homme qui avaient été
intégrées aux programmes de formation des fonctionnaires de police et des gardiens de prison.
72. La Nouvelle-Zélande a salué l’adoption par la Slovaquie d’un Plan national pour l’enfance,
comme promis lors de sa campagne de candidature au Conseil des droits de l’homme, et s’est
enquise des mesures qui avaient été prises pour garantir que les droits et les besoins particuliers
des enfants soient respectés dans le cadre du système judiciaire, et notamment que les normes
existantes en matière de justice des mineurs soient pleinement respectées. La Nouvelle-Zélande a
remercié la Slovaquie d’avoir précisé qu’avec la nouvelle législation le placement des enfants
roms dans des écoles spéciales n’est plus systématique et qu’il y a une amélioration de la
collaboration avec le Ministère de l’éducation.
73. Le Monténégro constatait que la Slovaquie disposait d’un cadre institutionnel suffisant
pour protéger les droits de l’homme de tous ses citoyens. Il s’est félicité de ce que la Slovaquie
ait été l’un des premiers pays à adresser une invitation permanente aux titulaires de mandat de
l’ONU au titre des procédures spéciales. Il a demandé à la Slovaquie de s’attarder sur les défis et
les contraintes et sur les efforts actuellement déployés ou envisagés pour lever les obstacles
existants et obtenir des résultats satisfaisants.
74. Le Bangladesh a dit que les mécanismes de défense des droits de l’homme et les organes
conventionnels avaient constaté que la discrimination persistante de la population rom demeurait
un grave problème. Même si diverses mesures ont été prises pour améliorer la situation de la
population rom, il n’en reste pas moins que les conditions de vie et l’accès restreint ou sélectif à
l’éducation et aux soins de santé de la communauté rom continuent d’entraver son émancipation
socioéconomique. Les efforts que le Gouvernement déploie pour améliorer la situation sont
contrariés par la brutalité excessive avec laquelle la police traiterait la minorité rom, ainsi que par
l’exploitation, la traite et la stérilisation forcées des femmes roms.
75. Les États-Unis d’Amérique ont évoqué les cas de mauvais traitements policiers signalés à
l’égard de suspects roms, notamment les sévices qui auraient été récemment infligés à six
mineurs roms à Košice lors de leur placement en garde à vue et demandé à la Slovaquie
comment elle entendait régler le problème. Les États-Unis se sont aussi enquis de la manière
dont la Slovaquie avait répondu aux préoccupations de l’Organisation pour la sécurité et
la coopération en Europe (OSCE) au sujet de la loi sur les médias, désormais en vigueur depuis
un an, et de la liberté d’expression des journalistes.
76. La Bulgarie a accueilli avec une satisfaction toute particulière l’adoption du «Dispositif à
moyen terme pour le développement de la minorité ethnique rom en Slovaquie
Solidarité-Intégrité-Insertion 2008-2013». Elle a salué les modifications récemment apportées à
la législation sur le statut des étrangers et sur l’asile, qui visent à aligner ces textes sur la
législation européenne correspondante. Elle s’est félicitée de l’adoption du document sur la
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