A/HRC/12/16 page 19 chacune des trois îles et pour le Gouvernement de l’Union des Comores dans son ensemble; et b) de mettre en œuvre une campagne d’information des citoyens concernant leurs droits ainsi que les lois régissant le rôle et les activités des fonctionnaires de l’administration en matière de lutte contre la corruption. 51. Maurice a fait observer que les deux pays coopéraient étroitement au sein de la Commission de l’océan Indien, car ils partageaient les mêmes préoccupations, à savoir, notamment, le développement économique, le développement humain, la lutte contre le VIH/sida et la protection de l’environnement. L’Observatoire des droits des enfants de la Région Océan Indien, créé avec le concours de l’UNICEF, a été cité comme un autre exemple de partenariat entre Maurice et les Comores. Maurice a demandé de plus amples renseignements concernant la ratification du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels et du Pacte international relatif aux droits civils et politiques. 52. Les Comores ont remercié l’ensemble des délégations pour leurs observations et ont exprimé leur volonté d’améliorer la situation des droits de l’homme, tout en tenant compte des spécificités de la société comorienne. 53. Le Gouvernement comorien a précisé que la discrimination à l’encontre des personnes souffrant d’un handicap n’était pas un problème aux Comores, car la tradition islamique était très tolérante à ce sujet. Le fait que le Président de l’île de Ngadzidja fût un albinos a ainsi été cité en exemple. 54. Concernant la liberté de la presse, le Gouvernement a signalé que dans de rares cas, des journalistes avaient été entendus par les autorités lorsque leurs propos avaient été au-delà de ce qui était permis par la loi, mais il s’agissait alors d’affaires privées, sans relation avec l’État. En outre, le Gouvernement a précisé qu’il n’y avait pas de prisonniers politiques aux Comores, et que les quelques dizaines de soldats qui avaient été arrêtés lors d’une tentative de sécession sur l’île d’Anjouan en 2008 étaient à présent en liberté et sous contrôle judiciaire. 55. Concernant les garanties pour que les médias de l’opposition puissent couvrir les prochaines élections, le Gouvernement a signalé que, sur une centaine de chaînes présentes dans le pays, une seule appartenait à l’État et les autres chaînes étaient libres.

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