A/HRC/12/16 page 5 Code pénal et étaient venues régir la protection de l’enfance et la répression de la délinquance juvénile. 10. Concernant la situation des femmes, les Comores avaient ratifié la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes et adopté un nouveau Code de la famille qui préservait les droits de la femme et de l’enfant dans le milieu conjugal. 11. Au-delà de ces textes, l’État comorien avait mis en place plusieurs structures œuvrant pour la protection des droits de la femme, à savoir: une Direction nationale de la promotion du genre, un Département chargé des droits de la femme, un Ministère de la promotion du genre au niveau de l’île autonome de Ngazidja, une Direction du genre à l’île autonome de Mohéli et une Direction du genre à l’île autonome d’Anjouan. En outre, plus d’une centaine d’associations féminines œuvrant à la promotion des droits des femmes bénéficiait de l’appui gouvernemental, les plus actives étant le Réseau national Femme et Développement et le «Forum for African Women Educationalists Comoros». Plusieurs structures avaient été aussi mises en place pour la protection des enfants, notamment trois services d’écoute et de prise en charge des enfants victimes de maltraitance au niveau de Ngazidja, Mohéli et Anjouan. 12. Les Comores notaient que la violence contre les enfants, sous toutes ses formes, était en augmentation, comme l’attestaient les statistiques portant sur les trois dernières années. Les enfants abandonnés ou maltraités par leurs parents étaient placés sous la garde de certaines familles et de responsables de la protection de l’enfance à défaut d’un centre d’accueil. Il était à noter que la crise séparatiste à Anjouan en 2008 avait entraîné un accroissement des cas d’abandon de famille, en raison des départs vers les autres îles sœurs. 13. À Ngazidja, les détournements de mineurs, les agressions sexuelles ainsi que les abandons de famille et autres formes de violence contre les enfants étaient très fréquents. Beaucoup de ces cas étaient réglés à l’amiable moyennant des dédommagements d’ordre matériel et/ou financier, compte tenu de la tradition comorienne. Des mariages précoces issus de ces arrangements étaient également célébrés pour sauver l’honneur de la famille. À Anjouan, ces formes de violence étaient très importantes, mais la population osait dénoncer et privilégiait les procédures judiciaires aux arrangements familiaux. Les auteurs des ces infractions étaient traduits en justice

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