A/HRC/12/16
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auxquels les Comores étaient parties primaient la législation nationale. Le Pakistan a
recommandé aux Comores de prendre des mesures dans le cadre de leur processus législatif
afin de ratifier les instruments relatifs aux droits de l’homme qu’elles avaient déjà signés.
33.
L’Allemagne a noté que l’accès à l’eau potable et à des services tels que les soins de santé
était encore limité, et a demandé quelles étaient les mesures prises pour remédier à
ces difficultés. Elle a noté que les Comores avaient pris du retard dans la présentation de
leurs rapports à certains organes conventionnels tels que le Comité pour l’élimination de
la discrimination raciale, le Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes
et le Comité des droits de l’enfant, et a demandé quelles mesures avaient été prises et si
une assistance technique avait été sollicitée à cet égard. Elle a évoqué les recommandations
formulées en 2000 par le Comité des droits de l’enfant tendant à ce qu’une attention particulière
fût accordée à la lutte contre la discrimination à l’égard des filles et des femmes, notamment
en réexaminant la législation, et elle a souhaité en savoir davantage sur les mesures prises.
L’Allemagne a recommandé aux Comores de prendre des mesures législatives concrètes pour
prévenir et combattre les sévices et les mauvais traitements infligés aux enfants dans la famille,
à l’école, dans d’autres institutions et dans la société en général, et pour interdire officiellement
dans la loi le recours aux châtiments corporels au sein de la famille et à l’école.
34.
La Turquie s’est félicitée de l’engagement des Comores et a encouragé les autorités à
poursuivre les efforts pour améliorer encore la situation au regard des droits de l’homme.
Elle les a encouragées à adhérer aux principaux instruments internationaux relatifs aux droits de
l’homme tels que le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, le Pacte
international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels et la Convention contre
la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. Elle s’est également
félicitée de l’importance accordée aux droits de l’enfant par les autorités et a accueilli avec
satisfaction l’adoption d’une législation idoine, ainsi que les modifications apportées au Code
pénal visant, entre autres, à ériger en infraction pénale les sévices sexuels infligés aux
enfants. La Turquie a en outre encouragé les autorités comoriennes à prendre en considération
les préoccupations exprimées par le Comité des droits de l’enfant concernant le faible taux de
scolarisation et l’absence d’égalité d’accès à l’éducation. Elle a constaté avec satisfaction que,
en matière de scolarisation, l’écart entre les sexes avait diminué et était passé de 13,3 % à 4,1 %
au fil des ans. Elle a souhaité de plus amples informations sur l’état d’avancement de la mise
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