A/HRC/12/16 page 6 et étaient condamnés à des peines allant de cinq à six ans d’emprisonnement ferme, plus les dommages et intérêts. 14. Un autre problème se posait pour les enfants en conflit avec la loi puisque pour l’instant, le Gouvernement ne disposait pas d’un tribunal pour mineurs. Les prisons ne comportaient pas non plus de quartier réservé aux mineurs, ce qui ne faisait qu’empirer la situation des enfants délinquants. À Mohéli et Anjouan, les mineurs étaient ainsi détenus dans les mêmes quartiers que les adultes. Par contre, à Ngazidja, même si ce n’était pas un lieu approprié, ils étaient placés dans les casernes, où étaient logés les gardiens de prison. 15. Les nouvelles stratégies que l’État comptait mettre en place à court terme consistaient en l’aménagement d’installations adéquates pour l’accueil des victimes de violence, de maltraitance et d’abandon, la création de services de police spécialisés dans la protection de l’enfance, et le développement d’une politique nationale pour les enfants délinquants, par le biais, notamment, d’une assistance juridique propre à l’enfant auteur des infractions, et l’accent mis sur la rééducation et le suivi pédagogique. 16. Concernant la situation des femmes, les Comores rappelaient que celles-ci jouissaient de leurs droits fondamentaux au même titre que les hommes, même si des inégalités demeuraient, notamment en raison des lois coutumières du pays. Les femmes ne représentaient que 6 % des membres du Gouvernement et seulement 25 % des femmes étaient actives, contre 46 % des hommes. En outre, 70 % des femmes avaient subi des violences physiques ou sexuelles. Une femme sur trois était victime d’attaque verbale, physique ou d’agressions sexuelles de la part de son conjoint. Les Comores regrettaient que ce phénomène demeure un tabou, les femmes n’osant pas dénoncer les actes de violence à leur égard. 17. Dans le domaine de la santé, il a été mentionné que les femmes recevaient de manière insuffisante les soins prénataux. Certaines d’entre elles hésitaient à consulter un médecin soit par manque de moyens financiers, soit par pudeur. Malgré les ressources limitées, le Gouvernement s’investissait en faveur d’une politique de santé de la famille et plus particulièrement concernant la femme. 18. Le Gouvernement comorien avait adopté en juin 2008 une politique nationale sur l’égalité du genre. Les stratégies que les Comores comptaient mettre en place à court terme consistaient à

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