A/HRC/45/32 149. De maintenir, en l’absence de toute amélioration de la situation des droits de l’homme dans le pays, les sanctions individuelles et la suspension de l’aide directe au Gouvernement burundais ; 150. De fournir une assistance technique aux autorités burundaises, dans la mesure où ces dernières font preuve d’une véritable volonté politique, afin de mener des enquêtes crédibles et indépendantes, notamment en matière d’autopsie, d’exhumation et d’identification des corps ; 151. De soutenir la mise en place de services médicaux et psychosociaux spécialisés, notamment pour les victimes de torture et de violences sexuelles ; 152. De soutenir les autorités burundaises, si celles-ci font preuve d’une véritable volonté politique, dans tout effort de réforme du système judiciaire et du secteur de sécurité qu’elles voudront engager aux fins d’améliorer la situation des droits de l’homme. 8. À l’Union africaine 153. De reprendre l’initiative dans la recherche d’une solution durable à la crise au Burundi fondée sur le respect des droits de l’homme et le rejet de l’impunité, tels que prévus par son Acte constitutif, et s’y engager activement ; 154. De veiller à ce qu’aucun agent de l’État burundais accusé de violations des droits de l’homme ou de crimes de droit international ne soit recruté dans des missions de maintien de la paix de l’Union africaine ; 155. De s’assurer que l’équipe complète de ses observateurs des droits de l’homme et experts militaires soit rapidement déployée au Burundi ; 156. D’envisager, en cas de persistance de la situation actuelle au Burundi, l’application de l’article 4 h) de son Acte constitutif, autorisant l’Union africaine à intervenir dans un État membre dans certaines circonstances, notamment en cas de crimes contre l’humanité. 9. À la Communauté des États d’Afrique de l’Est 157. De s’assurer que l’amélioration rapide de la situation des droits de l’homme soit une priorité dans ses efforts de médiation. 10. Aux garants de l’Accords d’Arusha de 2000, en leur qualité d’acteurs engagés en faveur d’une paix durable au Burundi 158. De se réunir le plus rapidement possible en vue de trouver une solution pérenne à la crise politique et des droits de l’homme au Burundi. Version anglaise 1. The Burundian authorities should: 159. Put an immediate end to the gross human rights violations being committed by agents of the State and Imbonerakure over which the State exercises control; 160. Investigate these violations, ensure that the alleged perpetrators are prosecuted promptly in accordance with credible, independent and fair procedures, and that the victims obtain just reparation, and, where the alleged perpetrators are agents of the State, suspend them from their duties pending the completion of the investigation and the judicial proceedings; 161. Take practical measures to bring about a rapid improvement of the human rights situation, in particular by: • Withdrawing the warrants for the arrest of heads of media outlets, civil society organizations and political parties who have neither used nor advocated violence, and permitting their safe return to Burundi; • Lifting the suspension and reversing the revocation of the licences of media and civil society organizations, permitting them to resume their activities with complete 42 GE.20-10689

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