A/HRC/12/8 page 14 la Nouvelle-Zélande en matière d’extradition et d’entraide judiciaire mutuelle soutenaient cette perspective en vue de réduire l’exploitation sexuelle illégale des mineurs dans tous les pays. 55. Si la Nouvelle-Zélande n’avait pas ratifié la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille, elle était dotée de diverses lois qui protégeaient les droits de tous les travailleurs, y compris des travailleurs migrants, sur un pied d’égalité. 56. La délégation a fait observer que si le gouvernement précédent n’avait pas soutenu, en septembre 2007, l’adoption de la Déclaration des droits des peuples autochtones, nombre des droits énoncés dans la Déclaration étaient en vigueur en Nouvelle-Zélande depuis de nombreuses années. La Nouvelle-Zélande disposait de mécanismes de consultation très développés, et le processus de règlement au titre du Traité était un système de réparation inégalé, reconnu par les Maoris et les non-Maoris. 57. La Nouvelle-Zélande a fait référence aux réserves qu’elle souhaitait retirer, notamment celle portant sur l’article 37 c) de la Convention relative aux droits de l’enfant. En ce qui concerne les prisons, la Nouvelle-Zélande se conformait d’ores et déjà à l’article 37 c), mais des travaux supplémentaires étaient nécessaires dans d’autres lieux de détention pour assurer une totale conformité. La délégation a également indiqué que la Nouvelle-Zélande avait accompli des progrès en ce qui concerne les enfants en bas âge de détenues en adoptant la loi portant amendement de la loi sur les peines (mères d’enfants en bas âge). Celle-ci permettait à un enfant de rester avec sa mère, jusqu’à l’âge de 2 ans, si cela était dans son intérêt. 58. Le Nigéria a salué les efforts faits pour améliorer les droits des personnes handicapées et l’interdiction des punitions corporelles sur les enfants. Il a toutefois noté que le Comité des droits de l’enfant s’était inquiété de ce que les enfants handicapés n’étaient pas entièrement intégrés dans tous les aspects de la société et que les services, en particulier dans le secteur de l’éducation, étaient souvent difficiles d’accès pour les familles comptant des personnes handicapées. Il a aussi noté que le Comité des droits de l’enfant s’était félicité de la préoccupation exprimée par la Nouvelle-Zélande au sujet de la prévalence de maltraitance dont les enfants étaient victimes et du regret qu’elle avait exprimé que les services visant à prévenir cette maltraitance et à apporter une aide ne disposent pas de ressources suffisantes et ne soient pas suffisamment coordonnés. Le Nigéria a recommandé que la Nouvelle-Zélande engage davantage de ressources dans les prestations de services aux enfants handicapés, et coordonne efficacement ses efforts pour prévenir la maltraitance des enfants et pour apporter l’assistance nécessaire dans ce secteur. 59. Le Bangladesh a exprimé des inquiétudes devant les lacunes constitutionnelles, juridiques et institutionnelles existantes qui permettaient que perdure le traitement discriminatoire des Maoris et des communautés originaires d’Asie et du Pacifique. Il a noté qu’il n’avait toujours pas été accédé à la demande, faite de longue date par les Maoris, que le Traité de Waitangi devienne partie intégrante des dispositions constitutionnelles. Le Bangladesh a souligné qu’il fallait accélérer le processus de règlement au titre du Traité avec les divers groupes maoris; il s’est inquiété de la prévalence de la violence familiale et de la criminalité motivée par le racisme; et il a souligné la nécessité de revoir la politique d’immigration actuelle. Il a salué les politiques volontaristes de la Nouvelle-Zélande concernant les réfugiés. Il a recommandé que la Nouvelle-Zélande: a) continue d’agir sur toutes les formes de discrimination politique,

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