A/HRC/12/8
page 15
économique et sociale contre les Maoris, en donnant satisfaction aux différentes attentes de
ceux-ci concernant les réformes constitutionnelles et juridiques, et leur reconnaissance; b) prenne
des mesures juridiques, institutionnelles et éducatives efficaces pour lutter contre la violence
familiale, la criminalité motivée par le racisme, et la traite des femmes aux fins de l’exploitation
sexuelle; et c) protège les intérêts des migrants et des groupes minoritaires, notamment
des membres des peuples d’Asie et du Pacifique, contre toutes les formes de stéréotypes raciaux
et de traitements humiliants.
60. La Fédération de Russie a pris acte avec satisfaction du fait que la Commission
néo-zélandaise des droits de l’homme avait été accréditée, avec le statut de type «A», en 2006.
Elle a cependant demandé pourquoi le plan d’action pour les droits de l’homme soumis par
la Commission n’avait pas été approuvé par le Gouvernement, et si la Nouvelle-Zélande avait
prévu de soutenir l’élaboration d’un autre plan. Elle a également demandé pourquoi la
Nouvelle-Zélande n’avait pas répondu aux questionnaires adressés par les procédures spéciales
depuis 2005. Selon les informations parvenues aux mécanismes des Nations Unies, en dépit
des efforts déployés, les Maoris continuaient de se heurter à des difficultés en ce qui concernait,
notamment, l’accès au marché du travail, à la santé et à l’éducation. La Fédération de Russie a
recommandé que la Nouvelle-Zélande poursuive ses efforts d’amélioration de la participation
des Maoris à toutes les sphères de la vie sociale, et approuve le Document final de la Conférence
d’examen de Durban.
61. La Turquie a pris acte des préoccupations exprimées par plusieurs organes conventionnels
au sujet de l’absence de protection constitutionnelle des droits de l’homme. Elle a recommandé
que la Nouvelle-Zélande continue de mener des actions ciblées pour éliminer les disparités
socioéconomiques qui persistaient dans sa population, y compris celles qui affectaient
les Maoris, les peuples du Pacifique, les Asiatiques et d’autres groupes. Elle a favorablement
accueilli l’examen de la loi de 2004 sur l’estran et les fonds marins et a exprimé l’espoir que
cet examen, qui devait s’achever en 2009, permette de trouver une solution durable qui concilie
les intérêts de tous. La Turquie a félicité la Nouvelle-Zélande pour sa détermination à surmonter
les difficultés que rencontraient les sociétés multiculturelles.
62. La Slovénie a cité le Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme et des
libertés fondamentales des peuples autochtones, qui avait constaté qu’en dépit des programmes
sociaux mis en place des inégalités demeuraient entre Maoris et non-Maoris. Elle a demandé
si la Nouvelle-Zélande envisageait des stratégies ou des mesures spécifiques basées sur
l’appartenance ethnique pour renforcer les droits sociaux, économiques et culturels des Maoris.
Tout en accueillant avec satisfaction les mesures prises, elle a rappelé les préoccupations
exprimées par le Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes au sujet de
la prévalence constante de la violence contre les femmes, en particulier dans la famille. Elle a
demandé si la Nouvelle-Zélande prévoyait des difficultés dans l’application de la loi contre
la violence familiale.
63. La Malaisie a fait référence aux observations du Rapporteur spécial sur la situation
des droits de l’homme et des libertés fondamentales des peuples autochtones concernant les
disparités entre les groupes autochtones et d’autres groupes. Elle a relevé la prévalence continue
de la violence contre les femmes, en particulier les femmes maories et les femmes de groupes
minoritaires, et s’est enquise des mesures envisagées pour s’attaquer à ce problème et donner
suite aux recommandations formulées à ce sujet par le Comité pour l’élimination de la
Select target paragraph3
Connect to a paragraph
Connect to an entity
Disable highlights
Add to table of contents