A/HRC/12/8 page 17 l’homme dans la législation interne; et c) envisage de donner suite, le cas échéant, aux recommandations des organes conventionnels et des procédures spéciales concernant les peuples autochtones. 68. Le Japon s’est félicité de la réduction des disparités socioéconomiques entre les Maoris et peuples du Pacifique et le reste de la population, comme l’avait relevé le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale. Il a recommandé que de nouvelles mesures soient prises pour corriger les écarts constatés entre les Maoris et les non-Maoris en matière d’emploi, de salaire, de santé et d’éducation. En outre, s’agissant de la privatisation de la gestion des prisons, le Japon a recommandé que la nécessité de garantir l’humanité du traitement des prisonniers ne soit pas perdue de vue. 69. La République tchèque a noté que la loi portant Charte des droits ne bénéficiait pas d’un statut protégé. Elle a recommandé: a) que la Nouvelle-Zélande veille à ce que la loi portant Charte des droits traduise fidèlement toutes les obligations internationales relatives aux droits de l’homme souscrites par la Nouvelle-Zélande, et à ce que toutes les dispositions juridiques postérieures, y compris les lois relatives à l’immigration, y soient conformes, et n’en limitent pas la portée; et b) que l’âge de la responsabilité pénale soit relevé de sorte qu’il soit conforme aux normes internationales appropriées, que des locaux de détention de mineurs séparés soient disponibles pour tous les délinquants juvéniles, et que des mesures supplémentaires soient prises pour assurer une protection plus efficace des enfants contre les sévices ou la négligence. La République tchèque a demandé comment la perspective des droits de l’homme était introduite dans les programmes scolaires nationaux, et a suggéré que la Nouvelle-Zélande fasse connaître aux autres pays ses bonnes pratiques et les problèmes qu’elle rencontrait dans ce domaine. 70. L’Angola a évoqué le rapport indiquant qu’en dépit des améliorations socioéconomiques récentes, des inégalités persistaient aux dépens des Maoris dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de l’emploi et du revenu. Il s’est enquis des stratégies visant à remédier à cette situation et à renforcer encore les droits des Maoris. Il a recommandé de trouver les moyens appropriés pour apporter une juste compensation aux Maoris, en particulier pour les terres perdues. L’Angola a noté avec satisfaction que la Nouvelle-Zélande figurait en bonne place au classement international de la parité entre hommes et femmes mais que des problèmes restaient à résoudre, en particulier pour assurer aux femmes l’égalité des chances dans les secteurs professionnels où elles étaient encore mal représentées. L’Angola a recommandé que la Nouvelle-Zélande continue d’adopter des politiques afin de réaliser pleinement la parité entre hommes et femmes. 71. La Nouvelle-Zélande a déclaré que la loi portant Charte des droits faisait partie de la législation nationale depuis près de vingt ans. Tous les projets de loi portés devant le Parlement de Nouvelle-Zélande, sauf les projets de loi de finances, étaient mis en regard de la loi portant Charte des droits, et tous ceux qui paraissaient incompatibles avec la Charte faisaient l’objet d’un rapport de l’Attorney-General. Ce rapport était porté devant la Chambre des représentants. Les particuliers qui considéraient que l’un quelconque de leurs droits consacrés par la Charte des droits avait été violé pouvaient engager un recours contre le Gouvernement. 72. La Nouvelle-Zélande était déterminée à appliquer la Convention relative aux droits des personnes handicapées et la Stratégie néo-zélandaise concernant le handicap. Un comité ministériel sur les questions de handicap avait été établi et le Gouvernement examinerait la question des ressources pour la prestation de services aux enfants handicapés.

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