A/HRC/44/39/Add.2 passent ensuite à un cycle de quatre années d’études secondaires, dont la première moitié est consacrée à un cursus général et la seconde à une spécialisation dans un domaine scolaire ou professionnel. À la fin de l’enseignement secondaire, les étudiants doivent réussir l’examen national du baccalauréat pour accéder aux universités publiques. Ceux qui échouent reçoivent un certificat de fin d’études, qu’ils peuvent utiliser pour accéder à des établissements privés d’enseignement supérieur ou de formation professionnelle. 22. Le système d’enseignement supérieur tunisien a connu une croissance considérable depuis ses débuts. La Tunisie compte 203 établissements publics d’enseignement supérieur, dont 25 instituts supérieurs des études technologiques 6 . Le pays compte également 70 établissements privés d’enseignement supérieur et 6 instituts supérieurs de formation des maîtres. En 2015, le système d’enseignement supérieur s’était développé pour accueillir plus de 500 000 étudiants, par rapport à 17 000 en 1975. L’enseignement supérieur est placé sous la tutelle du Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, et reflète depuis 2006 le modèle français et européen de licence-masterdoctorat, également appelé bachelor-master-doctorat. Par ailleurs, la formation professionnelle est supervisée par le Ministère de la formation professionnelle et de l’emploi, par l’intermédiaire de l’Agence tunisienne de la formation professionnelle, qui gère 136 centres de formation professionnelle offrant des spécialités dans 244 domaines. Selon le Ministère de la formation professionnelle et de l’emploi, en 2016, le nombre des inscrits en formation du secteur public était de 75 961 (50 746 garçons et 25 215 filles). 23. Du fait de la nationalisation de l’enseignement après l’indépendance, les établissements publics continuent d’accueillir la grande majorité des étudiants tunisiens. Néanmoins, l’enseignement privé a connu une croissance significative au cours des deux dernières décennies. Au niveau de l’enseignement supérieur, le système privé a connu un important développement depuis les années 2000, avec l’introduction de la loi n° 2000-73 du 25 juillet 2000, relative à l’enseignement supérieur privé, par laquelle le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique reconnaît les diplômes délivrés par les établissements privés de niveau supérieur. Il convient toutefois de noter que, selon l’article 18 de cette loi, la reconnaissance de diplôme n’est pas automatique : l’étudiant est dans l’obligation d’obtenir l’équivalence du diplôme qui est soumise à des critères et modalités fixés par décret sur proposition du Ministère (article 21). 24. Au lendemain de la révolution de 2011, les autorités tunisiennes se sont employées à introduire une série de réformes dans le cadre d’un plan stratégique pour le secteur éducatif. Ce plan quinquennal pour la période 2016-2020 vise à rehausser les normes de qualité en améliorant la formation des enseignants, les programmes d’études et les infrastructures, ainsi qu’en établissant un cadre renforcé pour les partenariats avec le secteur privé. Le calendrier scolaire a été remanié, tout d’abord en août 2016, avec une réorganisation de l’emploi du temps scolaire passant du trimestre au semestre, qui visait à porter le nombre de jours de cours de 130 à 193. Après de nombreuses critiques, en juillet 2018, un retour au système de trois trimestres a été opéré. 25. L’ensemble des réformes devrait permettre de relever les défis les plus urgents auxquels le pays est actuellement confronté aux niveaux primaire et secondaire, en particulier le taux élevé d’abandon scolaire, le manque d’infrastructures et le faible niveau de qualité. En effet, les statistiques du Ministère de l’éducation indiquent que jusqu’à 100 000 étudiants interrompent leurs études prématurément, sur une base annuelle. En outre, la Tunisie a obtenu de mauvais résultats dans le Programme international pour le suivi des acquis des élèves de l’Organisation de coopération et de développement économiques, en 2015, se classant 64e sur 69 pays en sciences et en lecture, et 66e en mathématiques. 26. Concernant l’enseignement supérieur, le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique a lancé le dialogue national sur la réforme de l’éducation en 2015, une initiative qui réunit les ministères concernés, les universités, les syndicats d’enseignants et les étudiants pour aborder quatre questions clés : la gouvernance, la vie universitaire, le 6 GE.20-06713 Tunisie, Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, « Indicateurs ». Disponible à l’adresse suivante : www.mes.tn/page.php?code_menu=60. 7

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