A/HRC/45/32
• En garantissant le contrôle de la légalité des détentions et leur conformité avec
les droits de l’homme ;
e)
Faute d’un système judiciaire indépendant et performant, de coopérer
pleinement avec la Cour pénale internationale dans l’enquête qu’elle a ouverte le 25 octobre
2017 ;
f)
D’engager une réforme en profondeur du système judiciaire afin de garantir
son indépendance, son impartialité et son effectivité, notamment :
i)
En appliquant les Directives et les Principes sur le droit à un procès équitable
et à l’assistance judiciaire en Afrique de la Commission africaine des droits de
l’homme et des peuples ;
ii)
En publiant les conclusions des états généraux de la justice de 2013 et en
réunissant les acteurs du secteur et les partenaires internationaux pour discuter des
mesures de suivi ;
iii)
En augmentant le budget du secteur de la justice et en garantissant son
autonomie de gestion ;
iv)
En revalorisant la rémunération des magistrats des juridictions ordinaires ainsi
que les moyens et l’équipement à leur disposition ;
v)
En informatisant les greffes ;
vi)
En revoyant la composition du Conseil supérieur de la magistrature afin que
ses membres soient en majorité désignés par leurs pairs ;
vii) En revoyant les procédures de nomination, d’affectation, de notation et
d’avancement des magistrats afin qu’elles ne dépendent pas du pouvoir exécutif ;
viii) En veillant au respect strict du principe d’inamovibilité des magistrats du
siège ;
ix)
En protégeant et en garantissant l’indépendance du système judiciaire en
interdisant toute ingérence dans le fonctionnement de la justice par des autorités
gouvernementales, des membres du parti au pouvoir ou par des membres des corps de
défense et de sécurité, et en prenant des sanctions contre ceux qui influencent, ou
cherchent à influencer, le fonctionnement de la justice ;
x)
En développant des programmes d’aide juridictionnelle pour les plus
vulnérables ;
xi)
En renforçant les mécanismes de protection de victimes et de témoins, ainsi
que leur efficacité, pour restaurer la confiance de la population et pour encourager les
témoins à s’exprimer sans crainte pour leur sécurité ;
g)
De mettre en place, en consultation avec les bénéficiaires, un programme de
réparations des victimes des violations des droits de l’homme qui comprenne des réparations
matérielles, symboliques, individuelles et collectives, et qui ne soit pas dépendant de la
condamnation des auteurs ;
h)
D’établir le fond étatique pour les victimes de torture prévu par la loi et en
conformité avec l’Observation générale no 4 de la Commission africaine des droits de
l’homme et des peuples sur la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples,
concernant le droit à réparation des victimes de torture et autres peines ou traitements cruels,
inhumains ou dégradants (art. 5) ;
i)
illégale ;
j)
D’établir un fond pour l’indemnisation des victimes de détention arbitraire et
De réformer le secteur de la sécurité :
i)
En s’assurant que des éléments extérieurs n’accomplissent pas des activités de
défense ou de sécurité ;
ii)
En délimitant clairement les rôles des différents corps de défense et de sécurité,
en particulier du SNR ;
GE.20-10689
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